Les coups de chapeau de l'Institut - Tag : mots

Après 20 ans de recherches et d’études sur le langage, il est un privilège, celui de s'exclamer "Bravo !". Les initiatives que nous saluons ici ne sont pas le fruit du travail de l'Institut de la qualité de l'expression. Elles ont été repérées par nos équipes, promeneurs du web, l'œil et le clic aux aguets.


Au secours, les mots m'ont mangé !

L’appel au secours de Bernard Pivot est une déclaration d’amour à la langue française et plus particulièrement aux mots qui la composent. Dans son dernier ouvrage, Au secours ! Les mots m’ont mangé (Allary Editions), il signe un essai plein d’humour où les mots sont les héros.

Il joue avec leurs sens et apprécie leur esthétique. Candidat malheureux à la rédaction des grands dictionnaires de notre langue, il aurait aimé modifier l’orthographe des noms d’animaux pour qu'ils illustrent la morphologie de l’animal. Si le h de rhinocéros traduit ses cornes menaçantes, l’hippopotame serait plus assuré et moins maladroit avec quatre p et l’éléphant gagnerait en majesté en commençant par un h.

Les dictionnaires furent ses plus fidèles compagnons :

« Et puis les mots sont discrets, ils occupent très peu de place dans le dico, trois ou quatre lignes, pas plus. Même orgueil et vanité ne s’étalent pas. Dictateur, despote, tyran ont dû se plier, eux aussi, au calibrage. Anar, anarchie, anarchie, anarchique, anarchisant, anarchisme, anarchiste ont dû se résoudre à être rangés, bien en ordre, disciplinés, les uns à la suite des autres. »

Le président de l’académie Goncourt parle de sa vie, mais ne signe pas une autobiographie. Tenté par l’exercice, il raconte avoir abandonné à cause de la purée de Joël Robuchon, bien meilleure que celle de sa mère qui illumine les souvenirs de son enfance.

Compagnon des mots, il concède qu’ils exercent une tyrannie sur les écrivains interdits de banalités.

Tags : Bernard Pivot, Allary éditions, mots, langage


Au secours, les mots m'ont mangé

L’appel au secours de Bernard Pivot est une déclaration d’amour à la langue française et plus particulièrement aux mots qui la composent. Dans son dernier ouvrage, Au secours ! Les mots m’ont mangé (Allary Editions), il signe un essai plein d’humour où les mots sont les héros.

Il joue avec leurs sens et apprécie leur esthétique. Candidat malheureux à la rédaction des grands dictionnaires de notre langue, il aurait aimé modifier l’orthographe des noms d’animaux pour qu'ils illustrent la morphologie de l’animal. Si le h de rhinocéros traduit ses cornes menaçantes, l’hippopotame serait plus assuré et moins maladroit avec quatre p et l’éléphant gagnerait en majesté en commençant par un h.

Les dictionnaires furent ses plus fidèles compagnons :

« Et puis les mots sont discrets, ils occupent très peu de place dans le dico, trois ou quatre lignes, pas plus. Même orgueil et vanité ne s’étalent pas. Dictateur, despote, tyran ont dû se plier, eux aussi, au calibrage. Anar, anarchie, anarchie, anarchique, anarchisant, anarchisme, anarchiste ont dû se résoudre à être rangés, bien en ordre, disciplinés, les uns à la suite des autres. »

Le président de l’académie Goncourt parle de sa vie, mais ne signe pas une autobiographie. Tenté par l’exercice, il raconte avoir abandonné à cause de la purée de Joël Robuchon, bien meilleure que celle de sa mère qui illumine les souvenirs de son enfance.

Compagnon des mots, il concède qu’ils exercent une tyrannie sur les écrivains interdits de banalités.

Tags : Bernard Pivot, mots, littérature


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